L'amélioration des prestations de compassion proposée représente un pas dans la bonne direction selon la Société

20 août 2015

Toronto -

L'amélioration des prestations de compassion proposée aujourd'hui aidera davantage de familles à prendre soin de leurs proches et met l'accent sur la santé pour la première fois depuis le début de la présente campagne électorale fédérale.

Le plan pour améliorer les prestations de compassion annoncé aujourd’hui par le Parti libéral permettra à plus de familles qui peinent à joindre les deux bouts parce qu'un des leurs est atteint d'un cancer ou d'une autre maladie grave, d'avoir accès à une aide financière essentielle.

« L'annonce d'aujourd'hui met pour la première fois l'accent sur les besoins des Canadiens en matière de santé depuis le début de la présente campagne, il y a près de trois semaines. Elle démarre aussi une discussion qui devra être poursuivie au cours des deux prochains mois, affirme Gabriel Miller, directeur des Questions d’intérêt public à la Société canadienne du cancer. Il s'agit d'un pas dans la bonne direction et tous les partis devront maintenant s'assurer que les aidants reçoivent le soutien, l'attention et les ressources dont ils ont besoin. »

Les aidants doivent souvent concilier de nombreuses responsabilités personnelles et professionnelles en plus de prendre soin de leurs proches atteints de cancer ou d'autres maladies débilitantes. La grande majorité des aidants (89 %) s'occupera d'un proche pendant une année entière.

« On prévoit que le nombre de cas de cancer au Canada augmentera de 40 % au cours des quinze prochaines années. Il faut donc se doter d'un système de santé durable qui assurera à tous les Canadiens un accès à des soins de grande qualité à même leur domicile et dans leur collectivité, à l'extérieur des hôpitaux », explique M. Miller.

Helene Hardy, qui s'est occupée de son mari Michael pendant huit ans alors que ce dernier combattait un cancer, sait à quel point il est important d'être présent lorsqu'un proche a besoin de soins.

« Quand mon mari a été hospitalisé en mai 2013, on m'a conseillé de prendre immédiatement mes six semaines de prestations de compassion pour être à ses côtés. Les médecins m'avaient dit qu'il ne lui restait plus longtemps à vivre. En août de la même année, Michael était toujours en vie, quoiqu’en très mauvais état, mais mes prestations étaient épuisées et j'ai dû retourner travailler, déclare Mme Hardy. D'une certaine manière, j'ai eu de la chance, car mon employeur était très compatissant et il m'a soutenue de plusieurs façons qui m’ont été fort utiles. Cela dit, à cause de ma perte de salaire et du revenu décroissant de mon mari, nous avons dû retirer la majeure partie des épargnes que nous avions dans notre REÉR pour réussir à joindre les deux bouts. On ne peut pas prévoir le moment où la mort surviendra : les prestations de compassion doivent tenir compte de cette incertitude. »

À propos de la Société canadienne du cancer

La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national, à caractère communautaire, dont la mission est l'éradication du cancer et l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer. Grâce à nos donateurs et à nos bénévoles, la Société est l’organisme qui a le plus d’impact, sur le plus de cancers, dans le plus de collectivités au Canada. Forts des progrès réalisés, nous travaillons avec les Canadiens afin de changer le cancer pour toujours. Pour plus d’information, visitez cancer.ca ou appelez sans frais le Service d’information sur le cancer, un service bilingue, au 1 888 939-3333 (ATS  1 866 786-3934). Faites un don dès maintenant à cancer.ca.

Renseignements :

Rosie Hales

Spécialiste des communications

Société canadienne du cancer

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