La Société canadienne du cancer presse le gouvernement fédéral de faire preuve de leadership dans le dossier de la pénurie de médicaments

12 mars 2012

Toronto -

La Société canadienne du cancer lance un appel à la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, pour qu’elle s’attaque au problème de plus en plus urgent de la pénurie de médicaments au Canada.

« La Société canadienne du cancer est très préoccupée et découragée par la pénurie de médicaments, dont ceux contre le cancer, qui touche le Canada, a déclaré Dan Demers, directeur, Questions d’intérêt public, Société canadienne du cancer. Il est inacceptable que les patients qui traversent déjà une période difficile n’aient pas accès aux médicaments dont ils ont besoin. »

La fréquence des pénuries de médicaments a augmenté au Canada au cours de la dernière année. Ces pénuries ont pris de l’ampleur en février, en raison d’un ralentissement temporaire de la production à Sandoz Canada, fabricant de médicaments établi au Québec. L’entreprise met en place certains changements afin de répondre aux récentes inquiétudes soulevées par la Food and Drug Administration des États-Unis. Sandoz a dû également suspendre temporairement sa production à la suite d’un incendie qui s’est déclaré dans son usine le 4 mars. L’entreprise prévoit reprendre la production bientôt.

« La ministre fédérale de la Santé doit agir maintenant avant que les pénuries de médicaments ne s’aggravent et touchent un plus grand nombre de patients, a affirmé Paul Lapierre, vice-président, Affaires publiques et lutte contre le cancer, Société canadienne du cancer. Le Canada a besoin de solutions efficaces pour faire face à la pénurie actuelle de médicaments et pour éviter que de telles pénuries surviennent. »

La ministre fédérale de la Santé a déjà pris certaines mesures pour remédier aux pénuries de médicaments, mais elle s’est dite prête à en faire plus s’il le faut pour protéger la santé des Canadiens.

La Société canadienne du cancer prie instamment la ministre fédérale de la Santé de faire preuve de leadership pour régler cette crise des soins de santé. Pour ce faire, il faut :

  • veiller à ce que les fabricants soient tenus de fournir une liste de leurs médicaments en rupture de stock;
  • mettre au point des systèmes d’alerte précoce afin de signaler toute pénurie de médicaments éventuelle;
  • aider les hôpitaux et les provinces à faire face aux pénuries de médicaments;
  • mettre en place des mesures qui permettent d’éviter que les pénuries ne s’aggravent;
  • collaborer avec d’autres instances afin d’enquêter sur les causes profondes des pénuries de médicaments et, dans la mesure du possible, prendre des mesures pour éviter qu’elles ne surviennent.

Le principal objectif est de trouver des solutions aux causes des pénuries de médicaments, mais dans l’intervalle, il faut impérativement que les patients et les professionnels de la santé soient avisés de toute pénurie dès que possible. On doit leur fournir des renseignements précis sur les raisons de la pénurie, sa durée prévue et les médicaments substituts qu’ils peuvent utiliser.

« Nous saluons les efforts déployés par les hôpitaux, les médecins et les pharmaciens pour faire face aux pénuries de médicaments, a souligné M. Demers. La ministre fédérale de la Santé doit cependant agir plus rapidement pour que les professionnels de la santé puissent consacrer plus de temps à traiter leurs patients et moins à faire des pieds et des mains pour obtenir les médicaments dont ils ont besoin pour les traitements. D’autres pays se sont attaqués aux pénuries de médicaments en amont, et il est temps que le Canada fasse de même. »

La Société canadienne du cancer recommande également que le Comité permanent de la santé de la Chambre des communes se penche sur les causes profondes des pénuries de médicaments et dresse un plan d’action pour éviter les futures pénuries. Il est important que toutes les parties concernées, notamment les patients directement touchés par les pénuries de médicaments, puissent exprimer leurs points de vue et donner leur avis. Le Comité doit également formuler des recommandations pour :

  • s'assurer que les patients et les médecins soient avertis à l’avance des pénuries de médicaments et informés des causes de la pénurie et de sa durée prévue;
  • éviter que les pénuries ne s’aggravent;
  • s'assurer que les patients et les médecins puissent avoir accès à des médicaments de substitution comparables, sûrs et efficaces, pendant toute la durée de la pénurie.

Renseignements :

Christine Harminc

Senior Manager, Communications & Media Relations

Société canadienne du cancer, Bureau national

Téléphone : 416 934-5340