Fiche d’information : Statistiques canadiennes sur le cancer 2011

18 mai 2011

Toronto -

Le cancer au Canada : les faits en bref
Le rapport des Statistiques canadiennes sur le cancer 2011 a été publié aujourd’hui par laSociété canadienne du cancer.

En général, les taux d’incidence et de mortalité pour la plupart des types de cancer se sont stabilisés ou ont diminué au cours de la dernière décennie.

Estimation des nouveaux cas et des décès
En 2011 :

  • On estime que 177 800 nouveaux cas de cancer seront diagnostiqués au Canada (exclusion faite de quelque 74 100 cas de cancer de la peau autre que le mélanome).
  • On estime qu’il y aura 75 000 décès causés par le cancer.

Le nombre de nouveaux cas de cancer continue de croître de façon soutenue à mesure que la population canadienne augmente et vieillit.

Prévalence
Au début de 2007, on dénombrait quelque 749 000 personnes ayant survécu au cancer ou sous traitement anticancéreux (environ une personne sur 44, ou 2,3 % de la population canadienne) après un diagnostic de cancer posé au cours des 10 années précédentes.

Le ratio de la survie relative à cinq ans est la proportion de patients en vie cinq ans après le diagnostic de cancer, par rapport à la proportion de personnes dans la population générale correspondante en vie après cinq ans.

Le taux de survie relative à cinq ans, tous cancers confondus, se situe à 62 %.

C'est dans les cancers de la thyroïde, de la prostate et des testicules que le taux de survie relative est le plus élevé (plus de 90 % dans les trois cas).

C'est dans les cancers du poumon, de l'œsophage et du pancréas que le taux de survie relative est le plus faible (16 % ou moins dans les trois cas).

Dans l'ensemble, la survie relative s’est considérablement améliorée, étant passée de 56 % en 1992-1994 à 62 % en 2004-2006. Le lymphome non hodgkinien et les leucémies sont les cancers dans lesquels l'amélioration est la plus marquée.

Hommes

Taux d'incidence global : Depuis 1993, le taux d'incidence global du cancer chez l'homme est à la baisse, mais il s'est récemment stabilisé. Cette tendance s'explique en partie par la diminution de l'incidence du cancer du poumon.

Taux de mortalité global : Après avoir atteint un sommet en 1988, le taux de mortalité par cancer a décru chez les hommes canadiens, principalement en raison d'une tendance à la baisse dans les cancers de la prostate et du poumon, et dans le cancer colorectal.

Voici les variations significatives (d'au moins 2 % par année) observées dans la population masculine.

Taux d'incidence (1998-2007)

  • Diminution des cancers de l'estomac (-2,0 % par année)
  • Augmentation des cancers du foie (3,6 % par année) et de la thyroïde (6,8 % par année)

Taux de mortalité (1997-2006)

  • Diminution de l'ensemble des cancers (-2,0 % par année), et en particulier des cancers du poumon (-2,3 % par année), de la bouche (-2,4 % par année) et de l'estomac (-3,1 % par année), des lymphomes non hodgkiniens (-3,8 % par année) ainsi que des cancers de la prostate (-4,5 % par année) et du larynx (‑6,1 % par année)
  • Pas d'augmentation notable du taux de mortalité pour la plupart des cancers, mais hausse de 1,8 % par année pour le cancer du foie

Femmes
Chez les femmes, le taux global d’incidence du cancer augmente lentement depuis le début des années 1990, mais on a récemment noté une stabilisation. Le taux de mortalité est demeuré relativement stable depuis 1982.

Voici les variations significatives (d'au moins 2 % par année) observées dans la population féminine.

Taux d'incidence (1998‑2007)

  • Diminution des cancers du larynx (-3,4 % par année)
  • Augmentation des cancers du foie (2,3 % par année) et de la thyroïde (8,8 % par année)

Taux de mortalité (1997‑2006)

  • Diminution des cancers de l'estomac(-2,2 % par année) et du sein (-3,1 % par année), des lymphomes non hodgkiniens (-3,1 % par année) et des cancers du col de l'utérus (-3,4 % par année)
  • Pas d'augmentation notable du taux de mortalité pour la plupart des cancers, mais hausse de 1 % et de 1,6 % par année pour les cancers du poumon et du foie, respectivement

Cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes canadiens.

En 2011, on estime qu’environ 25 500 hommes canadiens recevront un diagnostic de cancer de la prostate et environ 4 100 en mourront.

Malgré une très lente baisse du taux d'incidence, le taux de mortalité a, pour sa part, diminué de manière significative entre 1997 et 2006, soit de 4,5 % par année, ce qui traduit probablement une amélioration des traitements.

Cancer du sein

Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes canadiennes.

En 2011, on estime qu’environ 23 400 femmes canadiennes recevront un diagnostic de cancer du sein et qu'environ 5 100 en mourront.

L'incidence de ce cancer est à la baisse, mais c'est le taux de mortalité qui affiche le recul le plus marqué, ayant diminué de plus de 30 % depuis 1986. Cette réduction tient vraisemblablement à un diagnostic et à un traitement précoces en raison d’un dépistage par mammographie plus répandu, ainsi qu'à l’accessibilité de traitements plus efficaces. Le taux de mortalité par cancer du sein est à son niveau le plus bas depuis 1950.

Cancer du poumon

Le cancer du poumon demeure, et de loin, la première cause de mortalité par cancer tant chez les hommes que chez les femmes.

Chez les femmes, le taux d'incidence du cancer du poumon est à la hausse depuis 1982 :

  • le taux d’incidence a progressé de 1,1 % par année entre 1998 et 2007, mais on s'attend à ce qu'il se stabilise à long terme;
  • le taux de mortalité a grimpé de 1 % par année entre 1997 et 2006.

Chez les hommes, la hausse des taux d’incidence et de mortalité liés au cancer du poumon a commencé à s’atténuer au milieu des années 1980, et ces taux diminuent depuis. Les taux d’incidence ont régressé de 1,8 % par année depuis 1998 et les taux de mortalité, de 2,3 % par année depuis 1997.

Les différences entre les sexes tendent à refléter une baisse du tabagisme qui s’est amorcée au milieu des années 1960 chez les hommes et bien plus tard – soit au milieu des années 1980 – chez les femmes.

Le rapport des Statistiques canadiennes sur le cancer 2011 est préparé, imprimé et distribué grâce à la collaboration de la Société canadienne du cancer, de l’Agence de la santé publique du Canada, de Statistique Canada ainsi que des registres du cancer provinciaux et territoriaux.

Communiqué : Cancer colorectal : de nombreux décès évitables surviennent en raison d'un dépistage déficient

Fiche d'information : Points saillants des statistiques 2011 sur le cancer colorectal

Fiche d’information médias : La Société canadienne du cancer s'attaque au cancer colorectal 

 

Renseignements :

Christine Harminc

Senior Manager, Communications & Media Relations

Société canadienne du cancer, Bureau national

Téléphone : 416 934-5340