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Veille médiatique

Cette section fait le point sur les dossiers chauds dans le domaine du cancer.

Les téléphones cellulaires et l’étude sur le cancer : le point de vue de la Société

Point de vue de la Société canadienne du cancer à propos du DCA

Scanners corporels aux points de contrôle de sûreté dans les aéroports et exposition au rayonnement

Grippe H1N1 et vaccin H1N1 : Information à l’intention des personnes atteintes du cancer

l’Hormonothérapie substitutive (HTS)

Bisphénol A (BPA)

 

Les téléphones cellulaires et l’étude sur le cancer : le point de vue de la Société

Mai 2010 : Les résultats d’un vaste projet international de recherche appelé INTERPHONE ont été rendus publics en mai. L’étude, menée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé, avait pour but de vérifier si l’utilisation du téléphone cellulaire augmentait les risques de certains types de cancer.

Point de vue de la Société canadienne du cancer

De façon générale, cette vaste étude n’a pas établi de corrélation entre les tumeurs cérébrales et l’utilisation du cellulaire. Plus particulièrement, on a observé une réduction du risque chez la plupart des catégories d’utilisateurs, mais aussi une légère augmentation du risque pour un type de tumeur cérébrale – les gliomes – chez les utilisateurs les plus fréquents du cellulaire.

L’étude INTERPHONE est la meilleure du genre à ce jour; il faudra toutefois mener d’autres travaux puisque l’utilisation de même que la technologie des téléphones cellulaires évoluent. Par exemple, les niveaux d’émission de nombreux appareils sont désormais moindres, l’utilisation du cellulaire est plus répandue qu’au moment de l’étude, et davantage de jeunes gens utilisent le cellulaire.

Nous appuyons totalement les projets visant à approfondir les connaissances sur cette question : 

  • Le CIRC analysera toutes les données épidémiologiques et scientifiques qui ont été publiées à propos du lien entre l’utilisation du cellulaire et le risque de cancer. Ces résultats sont attendus en mai 2011.
  • Étant donné que les enfants étaient exclus de l’étude INTERPHONE, le Centre de recherche en épidémiologie environnementale coordonne un nouveau projet –  MobiKids – afin d’étudier le risque de tumeur cérébrale lié à l’utilisation du cellulaire durant l’enfance et l’adolescence.

Si vous craignez d’éventuels risques associés au téléphone cellulaire, vous pouvez :

  • choisir de ne pas avoir de téléphone cellulaire;

  • utiliser un casque d’écoute (avec ou sans fil) au lieu de porter le téléphone à votre oreille;

  • considérer de limiter l’utilisation du téléphone cellulaire par votre enfant étant donné les limites de la recherche sur les effets du cellulaire sur la santé des enfants (qui sont encore en pleine croissance).

Plus d’information à propos des téléphones cellulaires et des tours de téléphonie cellulaire

 

Point de vue de la Société canadienne du cancer à propos du DCA
(Mai 2010) Au début de l’année 2007, des chercheurs de l’Université de l’Alberta ont publié les résultats d’une étude portant sur le DCA (dichloroacétate), selon laquelle cette substance s’avérait prometteuse pour réduire la taille de tumeurs chez des rats de laboratoire et dans des lignées cellulaires humaines (cellules humaines cultivées dans des boîtes de Petri).

En 2010, les chercheurs ont publié les résultats du premier essai clinique sur le DCA, mené auprès d’un très petit nombre de patients afin d’examiner ses effets sur un type très particulier de tumeur cérébrale. Si ces résultats soulèvent beaucoup d’espoir, la recherche n’en est encore toutefois qu’à ses tout premiers stades.

La Société se préoccupe de voir certains Canadiens chercher à obtenir du DCA avant même que des essais cliniques adéquats auprès d’humains n’aient été menés. Il a en effet été démontré que cette substance peut avoir des effets secondaires possiblement dangereux lorsqu’on l’utilise pour traiter des problèmes autres que le cancer, et certaines études portent à croire qu’il pourrait éventuellement être nocif pour certains types de tumeurs.

Tant que ces essais cliniques ne seront pas terminés, nous ne pouvons conseiller l’utilisation de ce produit à l’ensemble des personnes atteintes de la maladie.

Les grandes questions auxquelles doit répondre cet essai clinique sont les suivantes :

  • Le DCA est-il efficace pour réduire la taille des tumeurs?
  • Le DCA peut-il être utilisé en toute sécurité par les patients atteints du cancer aux doses requises pour être efficaces?
  • Y a-t-il des doses ou des méthodes d’administration spécifiques pour obtenir les effets anticancéreux?

À l’heure actuelle, la Société canadienne du cancer subventionne des centaines d’autres projets de recherche prometteurs sur le cancer.

Grâce au formidable appui qu’elle reçoit de la population canadienne, la Société est en mesure de soutenir et de faire avancer des recherches préliminaires qui nous permettent d’envisager l’avenir avec confiance et nous encouragent à poursuivre notre mission – éradiquer le cancer une fois pour toutes.

Scanners corporels aux points de contrôle de sûreté dans les aéroports et exposition au rayonnement

Janvier 2010 : Les médias font actuellement état des nouveaux scanners corporels que le ministère des Transports entend mettre en place dans les aéroports canadiens en vue de renforcer les mesures de sécurité pour les vols à destination des États-Unis. On peut se demander à quel niveau de rayonnement s’exposent les passagers qui feront l’objet d’un examen à l’aide de ces scanners.

La Société canadienne du cancer est consciente de ce questionnement et croit que le public doit être informé. Les Canadiens sont en droit de savoir à quoi ils sont exposés et devraient être informés de toute menace potentielle à leur santé.

D’après nos renseignements, les scanners corporels qui seront utilisés dans les aéroports canadiens utilisent des ondes radiofréquences. Il s’agit d’un rayonnement non ionisant du même type que celui qui sert à la transmission de signaux de radio, télévision, radar, téléphone cellulaire et Internet sans fil. Il n’existe aucun risque connu de cancer relié à l’exposition d’une personne à des ondes radiofréquences.

Si vous vous préoccupez de l’exposition au rayonnement émis par ces scanners, sachez que les passagers disposent d’autres options comme la palpation manuelle.

Information à propos du rayonnement sur cancer.ca

Plus d’information à propos des « scanners corporels » provenant du ministère des Transports


Grippe H1N1 et vaccin H1N1 : Information à l’intention des personnes atteintes du cancer
Octobre 2009 : Actuellement, on entend beaucoup parler dans les médias de la grippe H1N1 et du moyen de prévention qu’est le vaccin H1N1. Si vous êtes atteint d’un cancer, vous vous demandez peut-être ce que vous devez faire pour vous protéger de la grippe H1N1.

Toutes les infections, quelles qu’elles soient, suscitent des préoccupations chez les personnes qui reçoivent des traitements contre le cancer. C’est que certains traitements, notamment la chimiothérapie, peuvent affaiblir le système immunitaire. Autrement dit, l’organisme ne dispose pas de tous ses moyens pour se protéger des maladies comme la grippe H1N1.

L’Agence de la santé publique du Canada est d’avis que :

  • Les personnes dont le système immunitaire est affaibli courent davantage de risques de contracter la grippe H1N1.
  • Si votre état de santé requiert des soins médicaux continus (par exemple la chimiothérapie ou la dialyse) et que vous avez la grippe ou présentez des symptômes de la grippe, vérifiez auprès de votre professionnel de la santé si vous pouvez recevoir quand même vos traitements.
  • Si votre état de santé requiert la prise de médicaments, demandez à votre professionnel de la santé si vous pouvez obtenir une réserve de médicaments pour deux semaines au cas où vous seriez atteint de la grippe et que vous ne puissiez sortir chez vous. Si vous avez la grippe, vous devriez demeurer à la maison jusqu’à ce que vous ne présentiez plus de symptômes.

Si vous êtes atteint d’un cancer et avez des inquiétudes au sujet de la grippe H1N1, demandez conseil à votre médecin à propos du vaccin H1N1; il vous dira ce qui convient le mieux dans votre cas.

Pour en savoir plus, rendez-vous au www.combattezlagrippe.ca.

l’Hormonothérapie substitutive (HTS)
(Février 2009) De nouvelles preuves concernant l’hormonothérapie substitutive (HTS) durant la ménopause ont été dévoilées. Pour en connaître davantage sur la position de la Société sur l’hormonothérapie substitutive.

Bisphénol A (BPA)
(Octobre 2008) En avril 2008, le gouvernement fédéral publiait un rapport préliminaire proposant des moyens de limiter les risques liés au bisphénol A, en particulier pour les enfants de moins de 18 mois.

Pour faire suite à ce rapport, le gouvernement fédéral a annoncé le 18 octobre son intention de déclarer le BPA substance toxique. Il a recommandé l’interdiction des biberons contenant cette substance chimique et tente d’amener une réduction volontaire du BPA dans le revêtement interne des boîtes contenant les formules pour nourrissons. Le gouvernement est préoccupé par le risque d’exposition des bébés au BPA pouvant s’échapper des biberons en polycarbonate et des boîtes de formules pour nourrissons.

Il s’agit d’une nouvelle étape dans la mise en place d’une législation permettant de réduire l’exposition des Canadiens au BPA.

La Société canadienne du cancer est d’avis que ce groupe d’âge constitue un point de départ logique, vu les risques de santé possiblement associés à l’exposition au BPA. Nous encourageons toutefois le gouvernement à élargir sa perspective pour inclure également les enfants plus âgés, les adolescents et les adultes lorsque de nouvelles données sur l’exposition au BPA et les solutions de rechange plus sûres seront disponibles.

Cette intervention de la part du gouvernement fédéral s’inscrit dans le cadre d’un plus vaste projet gouvernemental visant l’examen de substances préoccupantes – c’est-à-dire potentiellement nocives pour la santé des gens.

D’ici à ce que nous disposions plus d’information, voici quelques suggestions si vous vous inquiétez de l’exposition au bisphénol A :

  • Choisissez des aliments et des boissons présentés dans des contenants de verre, ou dans des contenants qui ne sont pas faits de plastique polycarbonate (code de recyclage 7). Préférez les produits frais ou surgelés aux produits en conserve.
  • Si vous ou votre enfant recevez des soins dentaires, demandez à votre dentiste quelles matières il utilise et quelles sont les options disponibles.

En ce qui concerne les bébés et les enfants :

  • Utilisez des biberons et des gobelets qui ne sont pas faits de plastique polycarbonate. Vous pourriez choisir notamment des contenants de verre ou de plastique polypropylène (code de recyclage 5).

  • Évitez les jouets contenant du plastique polycarbonate.

Le dossier du bisphénol A est une importante question de santé que la Société suit de près. Nous publions de l’information à ce sujet sur notre site Web et nous vérifions continuellement les résultats de la recherche à savoir si l’exposition à ce produit chimique peut influencer le risque de développer un cancer.

Plus d’information à propos du BPA

Dernière modification le:  26 août 2010

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